Ici, la forêt est différente.
Au parc national de la Jacques-Cartier, elle s’ouvre davantage. Le regard circule plus loin, le chemin se dessine clairement sous les pas, et la lumière descend avec une douceur presque familière.
Rien à voir, en apparence, avec la densité de la forêt de La Réunion.
Et pourtant…
On retrouve la même chose.
Ce calme qui s’installe sans prévenir.
Cette impression que tout ralentit, que l’essentiel reprend sa place. Comme si, d’un territoire à l’autre, la forêt parlait le même langage, peu importe sa forme.
Ici, les arbres ne luttent pas pour percer.
Ils laissent simplement passer la lumière.
Et nous, au milieu, on apprend à faire pareil.
À relâcher.
À avancer sans forcer.
À respirer.
Forêts parallèles, c’est aussi ça.
Des lieux différents, des racines éloignées…
mais une même sensation qui traverse.
Comme si, au fond, toutes les forêts se rejoignaient.